1. Le festi­val alter­na­tif plug and play (Kraz­pek, Lyon 1)

Elec­tro-rock. Et si l’on commençait l’an­née par une virée dans les pentes de la Croix-Rousse ? Direc­tion : l’une des plus petites salles de concert de Lyon, le Kras­pek Myzik. Derrière ce drôle de blase, le lieu abrite une jolie commu­nauté d’ar­tistes indés et alter­na­tifs en tout genre – certains pas si cras­seux que ça.

Comme par exemple  le serial batteur François Virot, aperçu baguettes en mains du côté de Réveille, Sätho­nay ou encore Clara Clara. Song­wri­ter à ses heures, il excelle dans ce genre si pudique qui consiste à écrire et compo­ser des chan­sons sublimes sans en avoir l’air, ni le son et encore moins la produc­tion qui va habi­tuel­le­ment avec. Ses concerts solos sont toujours surpre­nants, toujours très beaux.

François Virot (+ PunXa), dans le cadre du festi­val Plug and Play. Samedi 13 janvier 2024 à 20h au Kraspek Myzik, Lyon 1er. 6€ + adhé­sion 2€.

2. Soul­wax ressort les machines au Transbo (Villeur­banne)

Précur­seurs touche-à-tout de la rencontre entre le rock, la pop et les musiques élec­tro­niques, les frères belges David et Stephen Dewaele ont joué au tour­nant du siècle un rôle majeur dans l’his­toire des musiques actuelles. Leur musique est nerveuse et vita­mi­née, elle s’ins­crit plei­ne­ment dans la vague belge de la fin des années 90 qu’on aime tant (dEUS, Ghinzu, Shar­ko…).

Ajou­tez à cela un petit côté geek sur les bords et les voilà dès ‘99 en train de bidouiller sur leur temps libre des trucs sur des machines, à inven­ter des mash-ups déli­rants sous le nom de code 2manyDjs et à faire danser, avant et après leurs concerts, des gens qui n’avaient jamais que pogoté.

Au fil des années, leurs multiples iden­ti­tés n’ont cessé de s’en­tre­croi­ser et de s’en­ri­chir mutuel­le­ment, tout en conti­nuant à brouiller les pistes. Mais leur retour sur scène sous le nom Soul­wax, déjà annoncé dans les plus grands festi­vals d’été, sera immanqua­ble­ment un des événe­ments musi­caux de l’an­née 2024 !

Soul­wax. Mercredi 17 janvier 2024 à 20h au Trans­bor­deur à Villeur­banne. 35€.

3. Sardou n’est pas ce lui que vous croyez (LDLC Arena, Décines)

Popu. Vous cher­chez un concert à aller voir en famille, mais plutôt avec grand-papa et grand-maman ? Renou­ve­lant son réper­toire, Sardou chante Musul­manes ou Aujourd’­hui peut-être signée de son père… Dans une scéno impo­sante avec cuivres, cordes et choristes et même des projec­tions vidéo sur Les Lac du Conne­mara. On nous l’au­rait changé ? Mais oui, il chante même Être une femme et Le Privi­lège sur « un garçon qui aime un garçon« … Il faut le voir pour le croire.

Sardou. Mercredi 7 février 2024 à 20h à la LDLC Arena à Décines. 39 € (c’est pas cher).

4. Etienne Daho 2024, le retour du dandy (LDLC Arena, Décines)

Hors d’âge, il est en plein âge d’or. Etienne Daho brave sa timi­dité de dandy pour le show en grand : grande scène, scéno­gra­phie, vidéos et… grande salle. Après Foresti, Sting, Sardou et main­te­nant Daho, c’est bien à la LDLC Arena que les choses sérieuses se passent en 2024, à des prix raison­nables. C’est le moment de tenter l »Ouver­ture avec Etienne.

Etienne Daho. Mardi 14 mai 2024 à 20h à la LDLC Arena à Décines. 39 €.

Véro­nique Sanson avec ses franges à Four­vière (Lyon 5)

Chan­son-rock. Sa dernière tour­née améri­caine, passée par les Nuits de Four­vière, avait été un grand moment d’émo­tion. Débou­lant avec ses musi­ciens de toujours comme Basile Leroux à la guitare, son blou­son de Davy Crockett à franges hors d’âge, se remaquillant en direct sur scène ou cher­chant la bonne tona­lité sur son piano, Véro­nique Sanson ne cache rien, géné­reuse, entière, aussi bonne musi­cienne que chan­teuse à la voix unique.

Avec une série de chefs-d’œuvre signés par celle qui a réussi à impor­ter les couleurs de la coun­try ou le chro­ma­tisme outre-Atlan­tique, en conti­nuant de chan­ter l’amour intime et sensuel à la française. Véro­nique, Amou­reuse. Indis­pen­sable.

Véro­nique Sanson aux Nuits de Four­vière, théâtre antique, Lyon 5e. Vendredi 14 juin 2024 à la nuit tombée. 65 €.

6. Cold­play fait le Brexin au Grou­pama Stadium (Décines)

Brit-pop. Pour le moment ce sont les seules uniques dates françaises, même si la troi­sième du 25 juin a été ajou­tée devant le raz-de-marée. 105 millions de disques vendus plus tard, revoilà les brit mother fuckers de retour en tour­née mondiale (éco-respon­sable) à… Décines.

Une chose est sûre : votre empreinte carbone sera vrai­ment limi­tée pour aller écou­ter le groupe britan­nique au succès plané­taire d’un simple aller-retour en tram­way. On entend déjà s’éle­ver la ballade de A Rush of blood to the head dans l’en­ceinte du Grou­pama. Mythique.

Cold­play, Music of the spheres World Tour. Samedi 22, dimanche 23 et mardi 25 juin à 18h30 au Grou­pama Stadium (Décines). De 56,50 € à 177,50 €.

7. Star­ma­nia, la nouvelle version déjà culte (Arena, Décines)

La nouvelle version de Star­ma­nia par Thomas Jolly redonne tout son sens à l’a comé­die musi­cale l’opéra-rock futu­riste de Michel Berger et Luc Plamon­don. Une collec­tion de tubes très bien portée par une nouvelle troupe et subli­mée par un jeu de lumière propre­ment magique. Nous aussi, on aurait voulu être un artiste !

Star­ma­nia de Michel Berger et Luc Plamon­don. Mise en scène Thomas Jolly. Du mercredi 9 au dimanche 13 octobre à 20h (dim 13h) à la LDLC Arena à Décines. 29 €.