Patrice

Hambourg, son port sur la Mer du Nord, ses marins en bordées nauséeuses dans Sankt Pauli… En lieu et place du Star Club des early Beatles, une plaque commé­mo­ra­tive et, sur le boule­vard péri­phé­rique, l’ombre du clocher dévasté en plein tocsin par les bombar­de­ments alliés. C’est pour­tant dans ce décor que Patrice a trouvé les racines spiri­tuelles qui le lient à la mythique Jamaïque. Fils d’une mère alle­mande et d’un écri­vain afri­cain, jonglant avec l’an­glais, la langue de la Sierra Leone et le patois jamaï­cain, il a rencon­tré une afri­ca­nité d’adop­tion dans les disques de Billie Holli­day, Burning Spear, Max Romeo et Fela qui tour­naient sur la platine fami­liale. Et c’est en emprun­tant ce sillon qu’il a désor­mais conquis l’Eu­rope, rencon­trant un public qui ne cesse de s’élar­gir au fur et à mesure de ses péré­gri­na­tions musi­cales jalon­nées d’al­bums atolls et de chan­sons brise-lames.

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