Sortir à Lyon
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Portrait de la jeune fille en feu

Après Neruda et Jackie sur Jackie Kennedy, Pablo Larrain devient encore plus abstrait et radi­cal avec cette Ema, étrange objet hallu­ci­na­toire. Tempé­rament de feu, Mariana Di Giro­lamo y incarne Ema, danseuse en plein affran­chis­se­ment de son mentor de choré­graphe (Gael Garcia Bernal). Chro­nique sexuelle d’un divorce annoncé, tendance lesbienne si affi­nité, le prétexte du souve­nir d’une enfant d’adop­tion et la psycho­lo­gie des person­nages semble un peu trop plaqué pour passion­ner jusqu’au bout (un amant pompier marié vient aussi ajou­ter aux clichés). Le trip visuel est lui en revanche de toute beauté, le film défi­lant comme un étrange objet expé­ri­men­tal, entiè­re­ment coloré et choré­gra­phié à la Stea­dy­cam, jouant en perma­nence de la musique et de l’ar­chi­tec­ture des plans. Une sorte de Gaspar Noé céré­bral, pour amateurs confir­més.

Ema de Pablo Larrain (Chi, 1h47) avec Mariana Di Giro­lamo, Gael Garcia Bernal, Santiago Cabre­ra…

Titane, Palme d’or, le soufre et la souf­france

Commençons aussi dru que ce film choc en a sous le capot dès la scène d’ouverture : Titane est souvent très con, d’un cynisme et d'une complaisance pour la souffrance souvent insupportables, surtout dans sa première partie. C’est l’anti-Crash de David Cronenberg, à l'érotisme dou...

Jodie Foster défend Tahar Rahim dans Guan­ta­namo

Voilà un objet cinématographique taillé pour répondre aux canons du film judiciaire: une histoire vraie (celle d'un Mauritanien injustement détenu au camp de Guantánamo pendant 14 ans), une grosse machine à dénoncer (l’administration Bush et un système judiciaire qui bat de l’ail...

Bene­detta, nanar sympa­thique de chair et de sang

Verhoeven avait toujours voulu faire un film sur Jésus. Il aura fait un film sur une soeur habitée par Jésus. Chasse aux démons, amour charnel, jouissance et expiation, stigmates et délires christiques... ce film sur l’histoire vraie d’une sainte lesbienne du XVIIe siècle se tran...

Annette,comé­die musi­cale pour faire chan­ter #MeToo

Le premier problème d’Annette, c’est... Annette (le rôle, qu’on vous laissera découvrir). Le deuxième, c’est la musique des Sparks, à l'origine du film, ce qui est quand même ballot pour une comédie musicale. L'ambition était sans doute trop grande pour eux : après une belle ouve...