Sortir à Lyon

Portrait de la jeune fille en feu

Après Neruda et Jackie sur Jackie Kennedy, Pablo Larrain devient encore plus abstrait et radi­cal avec cette Ema, étrange objet hallu­ci­na­toire. Tempé­rament de feu, Mariana Di Giro­lamo y incarne Ema, danseuse en plein affran­chis­se­ment de son mentor de choré­graphe (Gael Garcia Bernal). Chro­nique sexuelle d’un divorce annoncé, tendance lesbienne si affi­nité, le prétexte du souve­nir d’une enfant d’adop­tion et la psycho­lo­gie des person­nages semble un peu trop plaqué pour passion­ner jusqu’au bout (un amant pompier marié vient aussi ajou­ter aux clichés). Le trip visuel est lui en revanche de toute beauté, le film défi­lant comme un étrange objet expé­ri­men­tal, entiè­re­ment coloré et choré­gra­phié à la Stea­dy­cam, jouant en perma­nence de la musique et de l’ar­chi­tec­ture des plans. Une sorte de Gaspar Noé céré­bral, pour amateurs confir­més.

Ema de Pablo Larrain (Chi, 1h47) avec Mariana Di Giro­lamo, Gael Garcia Bernal, Santiago Cabre­ra…

Ondine, le plus beau film de la rentrée

Tous ses films parlent d'amour, mais en parlent comme aucun autre. Dans Transit, Christian Petzold mettait en scène sans prévenir un court récit de 1940 dans le monde d'aujourd'hui, comme si tous les enjeux de la Seconde Guerre mondiale (réfugiés, persécution, Résistance) venaien...

Soviet Alert

Thriller historique. Après avoir interviewé Hitler, le jeune journaliste britannique Gareth Jones se débrouille pour rejoindre Moscou en 1933, en voulant cette fois interviewer Staline. Il va surtout être le premier à découvrir l'Holodomor, l'extermination par la faim orchestrée ...

Cinéma : année blanche ?

20% de la fréquentation habituelle sur la même période : voilà l'étiage - sacrément bas - auquel se situent les cinémas depuis leur réouverture, le 22 juin dernier. La médiocrité de l'offre de films n'aide sans doute pas, ni du côté des grosses comédies (Tout simplement noir, au ...