Sortir à Lyon
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Un Kill Bill rose bonbon

Carey Mulligan stars as "Cassandra" in director Emerald Fennell’s PROMISING YOUNG WOMAN, a Focus Features release. Credit: Merie Weismiller Wallace / Courtesy of Focus Features

Méfiez-vous de ce que cache l’af­fiche de Promi­sing Young Woman sous ses airs de thril­ler sanglant. Comme son héroïne Cassie, le film joue double jeu en emprun­tant les codes des films d’hor­reur pour ado et des comé­dies roman­tiques les plus kitsch pour mieux se tapir là où on ne l’at­tend pas. En l’oc­cur­rence, du côté de la vengeance fémi­niste puisque Cassie, tren­te­naire naguère brillante, mène une double vie, serveuse le jour et préda­trice la nuit, se grimant en jeune femme ivre morte pour mieux faire la chasse aux agres­seurs sexuels. Une sorte de Kill Bill rose bonbon post #MeToo qui fait la leçon à tous les servi­teurs du patriar­cat, femmes y compris. Froide et déta­chée autant que drôle et fragile, Carey Mulli­gan incarne parfai­te­ment cette blonde un brin tordue et obses­sion­nelle. Un film avant tout diver­tis­sant qui use et abuse des clichés à son avan­tage mais dont la morale, elle, aurait mérité un peu plus de subti­lité.

Promi­sing Young Woman, de Emerald Fennell (Etats-Unis, 1h48). Avec Carey Mulli­gan, Bo Burn­ham, Alison Brie… Actuel­le­ment en salles.

Night­mare Alley, le nouveau film ciné­vore de Guillermo Del Toro

La reconstitution historique, superbe, indique la période. Mais la phrase « il paraît que le Chleuh qui ressemble à Charlie Chaplin a envahi la Pologne » ne laisse plus de doute : nous sommes en septembre 1939. On se plaint aujourd’hui du climat, mais à cette période il pleuvait ...

Anthony Hopkins, « Father » à Oscars, nouveau sur Canal plus

C’est ce que les anglo-saxons appellent un “vehicle”. Un film tout entier construit autour d’une star, en l’occurrence Anthony Hopkins, le seul acteur avec lequel on peut passer 1h40 au ralenti dans une chambre sans s’ennuyer. Le personnage de The Father, premier film de Florian ...

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C’est toujours embêtant quand l’aboutissement d’un film de 2h30 n’intervient qu’à la toute fin, dans une dernière scène, heureusement splendide. Avant, il vous faudra être (très) patient pour faire dix fois le tour d’une fête foraine des années 40, certes avec une Rooney Mara arc...