Sortir à Lyon
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Un Kill Bill rose bonbon

Méfiez-vous de ce que cache l’af­fiche de Promi­sing Young Woman sous ses airs de thril­ler sanglant. Comme son héroïne Cassie, le film joue double jeu en emprun­tant les codes des films d’hor­reur pour ado et des comé­dies roman­tiques les plus kitsch pour mieux se tapir là où on ne l’at­tend pas. En l’oc­cur­rence, du côté de la vengeance fémi­niste puisque Cassie, tren­te­naire naguère brillante, mène une double vie, serveuse le jour et préda­trice la nuit, se grimant en jeune femme ivre morte pour mieux faire la chasse aux agres­seurs sexuels. Une sorte de Kill Bill rose bonbon post #MeToo qui fait la leçon à tous les servi­teurs du patriar­cat, femmes y compris. Froide et déta­chée autant que drôle et fragile, Carey Mulli­gan incarne parfai­te­ment cette blonde un brin tordue et obses­sion­nelle. Un film avant tout diver­tis­sant qui use et abuse des clichés à son avan­tage mais dont la morale, elle, aurait mérité un peu plus de subti­lité.

Promi­sing Young Woman, de Emerald Fennell (Etats-Unis, 1h48). Avec Carey Mulli­gan, Bo Burn­ham, Alison Brie… Actuel­le­ment en salles.

Un dessin animé à donner le vertige

On a rarement été autant emballé par un film d'animation, pour adulte qui plus est. Adapté par Patrick Imbert du manga de Jirô Taniguchi, qui est lui-même une adaptation d’un feuilleton à succès paru dans la presse japonaise dans les années 90, Le Sommet des dieux est une réussit...

« Tout s’est bien passé » pour André Dussol­lier

François Ozon adapte le récit autobiographique d’Emmanuèle Berheim en conservant tous les noms (on reconnaît Serge Toubiana de la Cinémathèque). C’est Sophie Marceau, grave et radieuse à la fois, qui endosse le rôle de cette sœur d’une grande famille parisienne, chargée d’organis...

Dune, splen­deur visuelle et glou­bi­boulga

En général, il faut se méfier quand un film se termine au bout de 2h30 par ces mots : “ce n’est qu’un début”. D’abord, parce que ça veut souvent dire qu’il n’a que trop durer, ensuite parce que dans le cas présent on a bien compris que du sable, on allait encore en manger (ce n’e...

Laurent Lafitte, l’ori­gine de l’im­monde

Il y sera question de sexualité… dans le noir, pendant un long dialogue introductif pour savoir qui a joui. Une fois la lumière allumée, le film va renoncer peu à peu à tout ce qui aurait pu faire son originalité : une sexualité troublée malgré 17 ans de vie conjugale, une filiat...