Sortir à Lyon
Partager cet article :

Solo étoilé

Pop-rock. Signe qu’il est devenu un « grand », on ne présente plus Kevin Morby comme l’ex-chan­teur des Babies ou l’ex-bassiste de Woods. Son échap­pée en solo est désor­mais un fait et les cinq disques qu’il a pondu tout seul depuis 2013 ont mis tout le monde d’ac­cord ou presque : il est un digne descen­dant de Bob Dylan, Lou Reed, Leonard Cohen. Du gros pois­son, en somme. Et des compa­rai­sons qui doivent, à trente ans à peine passés, mettre un petit poids sur les épaules. Mais le natif de Kansas City n’est pas du genre à se mettre la rate au court-bouillon. Il avance tranquille et fait la musique qu’il veut, comme il veut. Quitte à déce­voir, un peu, avec son précé­dent opus City Music qui était apparu un peu plus facile, en tout cas moins ambi­tieux que ses prédé­ces­seurs. Morby s’af­fir­mait en fait déjà, et de manière de plus en plus décom­plexée, comme un auteur clas­sique. Un amou­reux du rock d’avant, heureux de refaire, à sa sauce bien sûr, des recettes géniales. Comme Bocuse a puisé chez les mères lyon­naises, Morby pioche au panthéon du rock. Et comme Bocuse, il le fait avec brio. Son nouvel album Oh My God, c’est carré­ment trois étoiles. Alexandre Queneau

Kevin Morby. Vendredi 14 février à 20h30 à l’Epi­ce­rie moderne ) Feyzin. De 16 à 20€.
epice­rie­mo­derne.com

Gavin Bryars et Moon­dog, le meilleur du jazz à l’Opéra under­ground

Il y a les musiciens qu’il ne faut pas rater et ceux à ne vraiment pas louper. Gavin Bryars est à ranger dans la seconde catégorie. Le compositeur britannique, pionnier du mouvement post-minimaliste (n’allez pas lui dire, ça lui déplaît), âgé de 79 ans n’est malheureusement pas é...

L’Im­pé­ra­trice fait salle comble au Transbo

Un seul mot n’est pas suffisant pour décrire leur style. À défaut, mélangeons les : funk, groove, disco, pop, électronique, planant. Les spectateurs trouveront eux-mêmes leur qualificatif. Après un report en février, L’Impératrice se produira finalement sur la scène du Transborde...

Teenage fanclub, la pop la plus grunge de Glas­gow

À Glasgow, il y a carrément un nom pour évoquer le mouvement musical dont ils ont été les figures de proues : le « Bellshill Beat », du nom la petite banlieue Est d’où a émergé, à la fin des années quatre-vingt, une brochette de joyeux lurons adeptes du genre « indie pop » avant ...

Dry clea­ning, le post punk londo­nien qui dépote

Au départ, Dry Cleaning, c’est quatre trentenaires londoniens qui se connaissent depuis plus de dix ans. Potes d’école d’art, potes de potes, potes de soirées karaoké qui se finissent au petit matin. Lorsqu’ils montent un groupe, c’est sans le moindre plan de carrière, bien loin ...