Sortir à Lyon

Solo étoilé

Pop-rock. Signe qu’il est devenu un « grand », on ne présente plus Kevin Morby comme l’ex-chan­teur des Babies ou l’ex-bassiste de Woods. Son échap­pée en solo est désor­mais un fait et les cinq disques qu’il a pondu tout seul depuis 2013 ont mis tout le monde d’ac­cord ou presque : il est un digne descen­dant de Bob Dylan, Lou Reed, Leonard Cohen. Du gros pois­son, en somme. Et des compa­rai­sons qui doivent, à trente ans à peine passés, mettre un petit poids sur les épaules. Mais le natif de Kansas City n’est pas du genre à se mettre la rate au court-bouillon. Il avance tranquille et fait la musique qu’il veut, comme il veut. Quitte à déce­voir, un peu, avec son précé­dent opus City Music qui était apparu un peu plus facile, en tout cas moins ambi­tieux que ses prédé­ces­seurs. Morby s’af­fir­mait en fait déjà, et de manière de plus en plus décom­plexée, comme un auteur clas­sique. Un amou­reux du rock d’avant, heureux de refaire, à sa sauce bien sûr, des recettes géniales. Comme Bocuse a puisé chez les mères lyon­naises, Morby pioche au panthéon du rock. Et comme Bocuse, il le fait avec brio. Son nouvel album Oh My God, c’est carré­ment trois étoiles. Alexandre Queneau

Kevin Morby. Vendredi 14 février à 20h30 à l’Epi­ce­rie moderne ) Feyzin. De 16 à 20€.
epice­rie­mo­derne.com

Ondine, le plus beau film de la rentrée

Tous ses films parlent d'amour, mais en parlent comme aucun autre. Dans Transit, Christian Petzold mettait en scène sans prévenir un court récit de 1940 dans le monde d'aujourd'hui, comme si tous les enjeux de la Seconde Guerre mondiale (réfugiés, persécution, Résistance) venaien...

Le Moi et le Je

Création. Pour sa dernière production à la Comédie de Valence qu'on a la chance de voir passer par Lyon, Richard Brunel, futur directeur de l'Opéra de Lyon, est aussi modeste (deux acteurs sur scène) que soigné : un texte inédit construit comme un interrogatoire à rebours dessine...

L’[édito] de Luc Hernan­dez

Il n'est plus temps de sortir et Exit Mag, avec tous les lieux de spectacles que nous vous conseillons toute l'année et dont il reste solidaire, se met bien évidemment lui aussi en quarantaine. Comme l'écrivait Shakespeare, "ce qu'on ne peut éviter, il faut l'embrasser". Alor...