Sortir à Lyon

Bello­rini boule­verse le TNP

Rentrée. C’était son année : à peine nommé direc­teur du TNP à Villeur­banne, Jean Bello­rini devait se présen­ter au public en juin et faire l’ou­ver­ture du festi­val d’Avi­gnon dans la pres­ti­gieuse cour d’hon­neur en juillet. Las, la saison des théâtres est avor­tée, et Avignon a été annulé, sans comp­ter que la reprise du spec­tacle vivant en septembre reste tout sauf certaine. Comment annon­cer sa première saison dans ces condi­tions ? En atten­dant d’en dévoi­ler les contours la semaine prochaine, il a d’ores et déjà choisi de repor­ter le cente­naire du TNP à 2021, première année d’une nouvelle aven­ture sécu­laire dans laquelle, enfin, on pourra une fête digne de ce nom. Il a bien raison, plutôt que de main­te­nir la date du 11 novembre 2020 sous respi­ra­tion arti­fi­cielle, au milieu de la tris­tesse avec laquelle on nous annonce des mauvaises nouvelles jour après jour. Mais il n’a pas choisi de renon­cer à ouvrir le TNP à la rentrée pour autant, bien au contraire. Les répé­ti­tions de la créa­tion qu’il prépare avec Valère Nova­rina, Le Jeu des ombres, vont pouvoir reprendre, et les artistes asso­ciés à son projet pour le TNP comme Joël Pomme­rat seront bien là en septembre pour travailler. Pour montrer quoi ? Personne ne peut le dire encore, sachant que les normes sani­taires actuelles permettent de faire entrer à peine plus de 100 personnes dans un grand théâtre qui compte 670 sièges. Autant dire qu’à l’heure actuelle il est impos­sible de program­mer un spec­tacle à part entière cet automne. En revanche, les artistes présents feront tout pour propo­ser de nouvelles formes de spec­tacle en cours à des groupes de spec­ta­teurs, en forme d’un work in progress encore à déter­mi­ner. Tout en se tenant près si d’aven­ture la gouver­nance sani­taire leur lâchait un peu la bride pour renouer le lien entre la salle et la scène. On n’at­tend que ça. L.H.

En atten­dant, vous pouvez trou­ver d’ores et déjà des archives sur le cente­naire du TNP sur le site du théâtre << ici >>.

Ondine, le plus beau film de la rentrée

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