Sortir à Lyon

Dernière terrasse avant l’au­tomne

On connaît depuis long­temps cette cachette : autre­fois La Tonnelle Saint-Pierre, abreu­voir à pastis ; plus récem­ment O’Jar­din ; et depuis cet été, O’Ky­pos. On la classe inva­ria­ble­ment dans notre carnet « terrasses secrètes ». En effet, de l’ex­té­rieur, on a du mal à imagi­ner que derrière les deux salles se cachent une grande cour et un grand bar d’été, rafraî­chis par d’im­menses platanes qui ont du connaître Vaise au temps des Romains. Malheu­reu­se­ment, le jour où nous y avons déjeuné, il pleu­vait des pieds de chaises, comme on dit en Grèce. Nous avons donc testé l’in­té­rieur (un peu trop sonore côté jardin, privi­lé­giez la première salle en face du bar inté­rieur). Car ce lieu a pratiqué l’es­ca­lade avec une four­chette en guise de piolet. D’un passé de frites/clos de boules, il accède désor­mais à un statut de bistro­no­mie cordiale, ambian­cée par le cuisi­nier greco-belge, Alex Vande­rydt Mant­zia­ris, qui a fait son bout de chemin chez l’étoilé Chris­tian Tête­doie.

Médi­ter­ra­née.

Malgré son nom, Kypos ( traduc­tion approxi­ma­tive : « Jardyn » ) , le restau­rant ne se joue pas banlieue d’Athènes, mais une inter­pré­ta­tion libre de la cuisine médi­ter­ra­néenne . Le style est affirmé, esthé­tique et volon­taire, comme les goûts turbo­com­pres­sés dans un menu déjeu­ner à 20 euros. Ce n’est pas seule­ment bon, mais aussi joli, comme un paysage vu par drone, sur une belle vais­selle. Le soir est consa­cré à des assiettes de mezze, des pois­sons grillés et des pièces de viande à parta­ger. Pour recon­naître les serveurs sympas mais masqués ce n’est pas compliqué : Pétro­nille, c’est la fille à lunettes, Florian c’est le brun, et Léo, c’est celui qui se coince en mettant deux doigts dans une prise. Bon moment. François Mailhes

O’Ky­pos. 56, rue Saint-Pierre de Vaise, Lyon 9e. Fermé le dimanche (sauf événe­ments excep­tion­nelles style barbe­cue), lundi soir et mardi soir. Midi : formule 17 €, menu 20 €. Soir entre 25 et 40 €. Réser­ver << ici >>.

Ondine, le plus beau film de la rentrée

Tous ses films parlent d'amour, mais en parlent comme aucun autre. Dans Transit, Christian Petzold mettait en scène sans prévenir un court récit de 1940 dans le monde d'aujourd'hui, comme si tous les enjeux de la Seconde Guerre mondiale (réfugiés, persécution, Résistance) venaien...

M ferait bien la Halle

Rentrée. C'est ce qui s'appelle une date bien choisie. Alors que les rassemblements de plus de 100 personnes resteront probablement interdits encore tout l'été, à défaut d'aller le revoir aux Nuits de Fourvière où il avait mis le feu l'année dernière, vous pourrez retrouver M en ...

On touche Dubois

Récital vocal. C'est un des ténors les plus en vue d'aujourd'hui, et ce n'est pas une mince réussite que d'avoir réussi à l'attirer pour la 4e saison musicale qui se déroule toute l'année à l'Institution des Chartreux. Après avoir fait partie, entre autres, de la dream team de la...