Sortir à Lyon

Ludwig et Jona­than à l’Au­di­to­rium

Avec tous ces événe­ments enrhu­més, on en aurait presque oublié l’an­ni­ver­saire Beetho­ven. Il reprend de plus belle en cette fin d’an­née avec, rien que pour le mois d’oc­tobre, la musique de chambre – trop souvent sous-esti­mée chez Beetho­ven – acces­sible et gratuite au CNSMD, et le plus célèbre des concer­tos pour piano, L’Em­pe­reur (celui qu’on entend ponc­tuer Le Gamin au vélo des Dardenne pour la petite histoire, lire notre article << ici >>), avec un pianiste améri­cain qu’on aime beau­coup et qui a gravé chez EMI de superbes mono­gra­phies, bien avant la mode de l’an­ni­ver­saire : Jona­than Biss. De quoi (re)décou­vrir Beetho­ven sous toutes les coutures, et même plus : Brett Dean qui diri­gera le concert à l’Au­di­to­rium est aussi un compo­si­teur qui créera pour l’oc­ca­sion un concerto pour piano en miroir de celui de Beethov. Le quota de places est pour l’ins­tant épuisé, mais on peut espé­rer que quelques-unes se libèrent d’ici là. L.H.

Samedi 3 octobre à 18h à l’Audi­to­rium de Lyon, Lyon 3e. Concerto n°5 « Empe­reur » de Beetho­ven par l’ONL et Jona­than Biss, piano + créa­tion française du concerto pour piano de Brett Dean, compo­si­tion et direc­tion. De 8 à 49 € (annoncé complet). Voir le site de l’Au­di­to­rium. (photo Jona­than Biss : Benja­min Ealo­vega)

On trinque avec Thomas Vinter­berg

L’abus d’alcool est bon pour la santé, ou presque. C’est le sujet pas piqué des hannetons et foutrement anti-politiquement correct du dernier film de Thomas Vinterberg, et on ne se mouille pas en affirmant que c’est de loin le meilleur depuis La Chasse. Le réalisateur danois retr...

Cher­chez le garçon au Mac de Lyon

Chez Edi Dubien, les garçons ne naissent pas dans les choux mais dans les fougères, parmi les ours et les insectes, après un long combat qui les laissent encore incertains à eux même. Présence fantomatique, comme surgie des limbes de la mémoire, leur silhouette d’eau imprime à pe...

Tête de Turque

Cinéma d'auteur. Voilà un diamant brut venu de Turquie, à la fois conte initiatique, fable politique et fausse histoire d’amour. En mettant en scène une jeune femme muette, communiquant grâce à une langue sifflée ancestrale, aussi libre que rejetée par sa communauté, Çağla Zencir...

Le festi­val Berlioz voit double

C'est notre festival classique préféré. Voilà longtemps qu'en plus d'inviter des grands chefs à des tarifs modiques (John Eliot Gardiner ou Valery Gergiev), le festival Berlioz a inventé une nouvelle façon de présenter des concerts : pique-nique et montgolfière, cheval de Troie g...