Sortir à Lyon
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Le plein d’ex­pos à voir gratui­te­ment pour les vacances

C’est les vacances ! C’est le moment d’en profi­ter pour flâner dans les gale­ries à la décou­verte des artistes en vue sur Lyon cet automne. Et cette année les femmes s’ex­posent, de Nan Goldin pour le cinéma à Auré­lie Sannaz­zaro pour les 40 ans du Réver­bère, en passant par l’expo 100% fémi­niste à la BM de Lyon. Vive les femmes !

Nan Goldin lors du dernier festi­val Lumière. (photo Susie Waroude)

Nan Goldin à la gale­rie Lumière

Expos. Selon ses dires, Nan Goldin se détourne peu à peu de la photo­gra­phie, mais l’Ins­ti­tut Lumière l’ex­pose encore pour un dernier travail, autour du film de Bette Gordon, Variety, sur les coulisses d’un cinéma porno. Autant dire qu’on retrouve tout ce qu’on aime dans l’art de Nan Goldin devenu culte : le trash et l’at­ten­tion humaine, trop humaine, aux portraits, comme balan­cier esthé­tique. Autant de quali­tés qui figurent dans cette expo­si­tion modeste en nombre d’images, en forme de mise en abyme de son œuvre. Une curio­sité.

Nan Goldin, Variety, photo­gra­phies de plateau. Jusqu’au 21 novembre à la gale­rie Cinéma 2 des Terreaux de l’Insti­tut Lumière. 3 rue de l’Arbre Sec, Lyon 1er. Du mardi au dimanche de 12h à 19h.

L’ex­po­si­tion Pot à thé, chat qui saute et nuage perdu de Yachiyo Sako chez Henri Char­tier.

Le pinceau de Yachiyo Sako chez Char­tier

Narra­tion ou asso­cia­tion d’images? Art pop ou tradi­tion­nel ? Les œuvres de Yachiyo Sako sont un peu tout ça à la fois, tant cette artiste aime mélan­ger les genres, à commen­cer par sa double culture franco-japo­naise. Ses traits à l’encre noire empruntent autant aux mangas qu’aux grands peintres euro­péens comme Van Gogh. Tracé sur du papier de riz avant d’être assem­blés sur une toile, ils se rejoignent dans un joyeux fouillis dont on ne sait s’il raconte une histoire ou non, tirée du quoti­dien de la peintre.  Toujours est-il qu’on retrouve d’une image à l’autre des motifs récur­rents, comme ce chat à visage humain ou ces person­nages siro­tant du thé. A vous d’in­ven­ter vos propres récits, ou de vous perdre dans la toile. Des pein­tures facé­tieuses et foison­nantes, récon­for­tantes et inquié­tantes avec leurs fantômes flot­tant au milieu du salon ou leurs têtes de monstres. Un univers en tout cas très person­nel, à décou­vrir à la gale­rie Henri Char­tier.

Pot à thé, chat qui saute et nuage perdu, expo­si­tion de Yachiyo Sako. Jusqu’au samedi 11 novembre à la gale­rie Henri Char­tier, Lyon 2e. Mardi, de 14h à 19h et du mercredi au samedi, de 11h à 19h. Entrée libre.

40 ans de photo au Réver­bère avec Auré­lie Sannaz­zaro

C’est la plus vieille gale­rie photo française encore en acti­vité et à 40 ans, Le Réver­bère ne connaît pas la crise… de la quaran­taine! Pour l’oc­ca­sion, Cathe­rine Dérioz et Jacques Damez ont eu l’idée rafraî­chis­sante de lais­ser les clefs de la boutique à leurs anciens assis­tants. Chacun a sélec­tionné les photos qui les ont le plus marquées parmi le travail de François Dela­der­rière, Julien Magre ou William Klein, pour des accro­chages hété­ro­clites ou  au contraire très homo­gènes, comme celui d’Auré­lie Sannaz­zaro qui a théma­tisé son choix autour de l’image du corps. L’oc­ca­sion de porter un nouveau regard sur les photo­graphes de la gale­rie sous un angle plus intime.

La parole aux assis­tant.e.s, jusqu’au vendredi 31 décembre à la gale­rie Le Réver­bère, Lyon 1er. Du mercredi au samedi de 14h à 19h. Entrée libre. gale­rie­le­re­ver­bere.com

Photos : Susie Waroude.

Une expo 100% fémi­niste à la BM de Lyon

La biblio­thèque muni­ci­pale lance une nouvelle expo­si­tion 100% fémi­niste en s’em­pa­rant d’un sujet brûlant : le corps des femmes. Du Moyen Âge jusqu’à aujourd’­hui, de la sphère cultu­relle à la rue en passant par la biolo­gie, ce parcours riche­ment docu­menté entre manus­crits anciens et œuvres d’art dévoile comment le corps des femmes est devenu un enjeu poli­tique, aussi bien du côté de la société qui a corseté le corps fémi­nin par ses normes que du côté des femmes elles-mêmes qui ont dû se le réap­pro­pier, notam­ment via leur combat en faveur de l’avor­te­ment. Une libé­ra­tion des corps et des tabous qui passe parfois par les perfor­mances les plus folles, comme ce clip complè­te­ment pop de Dayna McLeod dans lequel l’ar­tiste chante son désir de méno­pause sur un air de Lady Gaga ! Un parcours à complé­ter par le riche programme de rencontres, débats et ateliers propo­sés pendant toute la durée de l’ex­po­si­tion.  

A corps et à cris, jusqu’au vendredi 31 décembre à la Biblio­thèque muni­ci­pale de la Part-Dieu, Lyon 3e. du mardi au samedi, de 10h à 19h, le samedi de 10h à 19h. Entrée libre. bm-lyon.fr

Et aussi… Younes Baba-Ali, notre coup de coeur de l’au­tomne à la BF 15 ; Par-delà le vernis à la fonda­tion Bullu­kian.

Les Vani­tés, ou comment célé­brer la vie à travers la mort

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