Sortir à Lyon
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Food court à la lyon­naise

Sur place ou à empor­ter. Oubliez les food courts à la berli­noise, à la londo­nienne ou même à la gerlan­daise comme La Commune. Oubliez ces immenses hangars indus­triels qui regroupent diffé­rents comp­toirs de restau­ra­tion sous des néons crus. Quand Tabata et Ludo­vic Mey, du restau­rant Les Apothi­caires, reprennent la Tour Rose, haut lieu patri­mo­nial lyon­nais, c’est pour la trans­for­mer en… Food Traboule. Une façon maligne de moder­ni­ser une insti­tu­tion tout en restant dans la tradi­tion. A commen­cer par la déco­ra­tion. L’in­té­rieur se dévoile en un dédale de coins et de recoins déco­rés dans des styles diffé­rents, un peu comme quand on se balade chez Ikéa mais en plus chaleu­reux. Il y l’en­trée façon château de la Renais­sance avec chemi­née, vieux fauteuils tapis­sés et grande table en bois, un jardin d’hi­ver sous une grande verrière à l’étage ou un coin feutré comme une biblio­thèque anglaise.

Kebab bour­gui­gnon. Le couple de restau­ra­teurs a imagine les lieux comme une immense ruche, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça bour­donne sec derrière les four­neaux tandis que les clients butinent de comp­toir en comp­toir. Aux commandes des échoppes dissé­mi­nées dans toutes salles, on trouve ce qui se fait de meilleur à Lyon : le Bistrot du Pota­ger avec une cuisine en partie inspi­rée du Pays Basque, Butcher pour les amateurs de viande, La Meunière qui décline la gastro­no­mie lyon­naise façon street food ou Lobs qui fait sa fête au homard. Tout droit descen­due de la Croix rousse, le Subs­trat lui, prend la forme d’une pani­fac­ture : les cuisi­niers fabriquent à la minute des galette bien garnies. Celle au boeuf était éton­nante et savou­reuse, à mi-chemin entre un kebab et le boeuf bour­gui­gnon de belle-maman. Coté desserts, on a eu l’im­pres­sion de retom­ber en enfance devant la vitrine de la Baraque à sucre, avec des pâtis­se­ries passées par la case reloo­king comme le paris-brest. Mais c’est la brioche feuille­tée à la crème de spécu­loos qui a remporté notre vote. Ajou­tez à cela une limo­nade hibis­cus-gingembre qui envoyait le palais sur orbite et un thé, on s’en est tiré pour un total de 19€. Un peu raide pour manger sur le pouce en devant débar­ras­ser son plateau à la fin et remplir sa carafe d’eau, mais la qualité gusta­tive justi­fie les prix, surtout qu’on trouve des pizzas napo­li­taines à 9€ et des parts de cake à 2€. Et si vous préfé­rez une formule complète au même tarif, en vous faisant servir les pieds sous la table, rendez-vous à la page d’à côté. Caro­line Sicard

Food Traboule, 22 rue du Bœuf, Lyon 5e. Du mardi au dimanche, de 9h à 23h et le dimanche de 10h à 20h. food­tra­boule.com

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Fait d’hi­ver en Lozère

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Inté­ri­maire infil­trée

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Nouvelle gale­rie à la Croix-Rousse

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