Sortir à Lyon
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La Pièce rappor­tée, le nouveau film déjanté avec Anaïs Demous­tier

Le réali­sa­teur de La Loi de la jungle qui faisait souf­fler un vent de douce folie sur le cinéma français, adapte cette fois une nouvelle de Noëlle Renaude, en la tirant vers une comé­die suran­née et surréa­liste. Voilà qui nous vaut quelques scènes pendables tour­nées au parc de la Tête d’Or, avec Anaïs Demous­tier, plus fraîche que jamais, suçant des glaces sur une barque du lac, ou William Lebghil tentant un camou­flage de feuillage dans la rose­raie, tandis qu’on lui a substi­tué ses vête­ments.

William Lebghil en petite tenue au Parc de la Tête d’Or.

Pour le reste, cette comé­die en dédales narra­tifs perma­nents au 15e degré finit par nous semer, malgré une poésie visuelle de chaque instant (ah ! les gants fleu­ris d’Anaïs…). Philippe Kate­rine est lunaire comme il se doit et Josiane Balasko en grande forme trouve un rôle haut en couleurs, affu­blée d’ac­ces­soires dignes d’un méchant de James Bond pour mieux conju­rer le handi­cap de son person­nage. Un exer­cice de style splen­dide, plus inven­tif que la plupart des films de ses collègues, mais pour­tant assez vain…

La Pièce rappor­tée d’An­to­nin Peretjatko (Fr, 1h26) avec Anaïs Demous­tier, William Lebghil, Josiane Balasko, Philippe Kate­ri­ne…

Night­mare Alley, le nouveau film ciné­vore de Guillermo Del Toro

La reconstitution historique, superbe, indique la période. Mais la phrase « il paraît que le Chleuh qui ressemble à Charlie Chaplin a envahi la Pologne » ne laisse plus de doute : nous sommes en septembre 1939. On se plaint aujourd’hui du climat, mais à cette période il pleuvait ...

Anthony Hopkins, « Father » à Oscars, nouveau sur Canal plus

C’est ce que les anglo-saxons appellent un “vehicle”. Un film tout entier construit autour d’une star, en l’occurrence Anthony Hopkins, le seul acteur avec lequel on peut passer 1h40 au ralenti dans une chambre sans s’ennuyer. Le personnage de The Father, premier film de Florian ...

Night­mare Alley, le nouveau film inter­mi­nable de Guillermo del Toro

C’est toujours embêtant quand l’aboutissement d’un film de 2h30 n’intervient qu’à la toute fin, dans une dernière scène, heureusement splendide. Avant, il vous faudra être (très) patient pour faire dix fois le tour d’une fête foraine des années 40, certes avec une Rooney Mara arc...