Sortir à Lyon
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Ambro­nay, le baroque au fémi­nin

Nouvelles suites”, tel est le thème de la nouvelle édition d’Am­bro­nay et de sa toute nouvelle direc­trice, Isabelle Battioni, avec de la suite dans les idées : prolon­ger le passé avec de nouvelles formes, faire la part belle aux jeunes talents, aux formes hybrides et aux femmes. Nicole Corti pour­rait résu­mer cette édition à elle toute seule : cheffe de chœur travaillant depuis toujours la voix et ses sorti­lèges, de la petite enfance aux choristes profes­sion­nels les plus chevron­nés qui font corps comme un seul homme. Avec Spirito, elle a aussi toujours alterné entre redé­cou­verte du réper­toire et créa­tion à part entière. Elle s’at­tèle cette fois après une confé­rence de Gilles Canta­grel au monu­ment de la Messe en Si de Jean-Sébas­tien Bach en deux volets, en variant les effec­tifs pour mieux faire entendre l’in­time et le gran­diose de cette musique sacrée. Ce sont donc deux concerts de la Messe en Si qui auront lieu en une seule soirée, mise en pers­pec­tive autour d’un Kyrie et Gloria pour faire entendre autre­ment un chef-d’œuvre absolu du réper­toire, sur plusieurs décen­nies de compo­si­tion. Trois heures de musique trans­cen­dan­tale pour s’éle­ver dès la rentrée. L.H.

Messe en Si de Jean-Sébas­tien Bach par Nicole Corti et le chœur et orchestre Spirito. Samedi 18 septembre, Abba­tiale d’Am­bro­nay. 17h : partie 1. 19h : partie 2.  Pass pour les deux concerts de 20 à 70 € (de 10 à 60 € pour un concert seul).

Précédé de la confé­rence de Gilles Canta­grel à 14h30 sur la Messe en Si mineur de Bach (gratuit sur réser­va­tion).

Lire aussi notre portrait de Nicole Corti.

42e Festi­val d’Am­bro­nay, du 10 septembre au 3 octobre.

Berlioz, le plus beau festi­val clas­sique de l’été

Cette fois, Valery Gergiev ne viendra pas, nationalité russe oblige. Sir John Eliot Gardiner, autre grand habitué, non plus. Et pourtant, la programmation de la nouvelle édition du festival Berlioz à la Côte-Saint-André s'annonce toujours aussi belle, fourmillant de "milliers de ...

Adieu Nicho­las Ange­lich, un des plus grands pianistes d’aujourd’­hui

Il y a peu de monstres sacrés qui avaient l’allure d’un grand nounours aussi gentil. Il était né aux Etats-Unis d’une mère de l’URSS et d’un père du Montenegro, et c’était un fidèle de Piano à Lyon et des orchestres lyonnais. Enfant de l’Europe de l’Est par ses parents musiciens,...