Sortir à Lyon
Partager cet article :

On adore Aline, le nouveau Valé­rie Lemer­cier !

C’est rien qu’une fille “ben ordi­naire” comme le dit le géné­rique : Aline Dieu, que sa mère prend pour une déesse. Elle a une voix excep­tion­nelle, mais elle ne connaît rien à la vie, et c’est avec toute sa naïveté que Valé­rie Lemer­cier va s’amu­ser à faire son biopic, depuis sa nais­sance jusqu’à ce qu’elle rencontre Guy-Claude, un produc­teur has been qui n’a plus de pouliche en maga­sin. Une histoire d’amour impro­bable et abso­lue, voilà comment Lemer­cier aborde le mythe Céline Dion, celui dans lequel chacun peut se recon­naître, success story de celle qui n’avait pas le moindre code du show busi­ness. C’est de ce déca­lage perma­nent dont va jouer tout le film à merveille, aussi bien pour recons­ti­tuer l’en­fance pouilleuse au Québec que les séquences bluf­fantes des concerts. Un biopic à la française donc, avec le premier degré et demi propre à Valé­rie Lemer­cier, jamais dans la moque­rie, frisant le bon goût sans jamais y tomber, le rire prove­nant unique­ment des situa­tions extra­or­di­naires dans lesquelles elle plonge son person­nage “ben ordi­naire”…

Valé­rie Lemer­cier déchaî­née dans Aline.

A star is born

On imagine bien que pour trôner à la tête de l’em­pire de “la plus grande chan­teuse du monde”, il ne fallait pas que des bons senti­ments, mais ce n’est pas son propos : Lemer­cier pour­suit son rêve de petite fille : elle se prend pour Céline Dion à tous les âges, enfant grâce au morphing, ou bête de scène déchaî­née sous son brushing, Aline Dieu est bien un cas unique, celle d’une fille qui ne connaît rien à la vie et qui va combler son igno­rance en étant assoif­fée de show et de puis­sance vocale. Un mélange de naïveté et de vulga­rité assez unique, comé­die française qui fait son rêve améri­cain en restant bien de chez nous, comé­die roman­tique au premier degré qui réus­sit à émou­voir, en même temps que décla­ra­tion d’amour au monde du spec­tacle, sans jamais éluder l’alié­na­tion qui va avec. Un peu comme si le complexe de la provin­ciale qui a toujours habité les spec­tacles de Valé­rie Lemer­cier avait trouvé son clone parfait québé­cois. Elle vient peut-être de signer son meilleur film. En tout cas le plus agréable et le plus impres­sion­nant de la rentrée, redon­nant toutes ses lettres de noblesse à la comé­die popu­laire. L.H.


Aline de et avec Valé­rie Lemer­cier (Fr, 2h08) avec Sylvain Marcel, Martine Fontaine, Dylan Raffin… Sortie le 10 novembre.

Les places ont d’ores et déjà été gagnées, mais vous pouvez toujours jouer à notre Quiz Céline Dion vs Valé­rie Lemer­cier !

Lire aussi Valé­rie Lemer­cier parlant de son film dans notre dernier numéro print de novembre.

Un maxi­mum de nomi­na­tions aux Césars pour Louis Garrel

Tournés dans la région et co-produits par Auvergne Rhône-Alpes cinéma, La Nuit du 12 de Dominik Moll et L'Innocent de Louis Garrel se taille la part du lion pour les nominations aux prochains César. Tant mieux, on les adore ! Ce sont deux films tournés dans la région et deux f...

Moins de séances au cinéma : fini le matin ?

Elles coûtent moins cher... mais elles sont en voie de disparition ! Les séances du matin ont peu à peu déserté les salles de cinéma depuis l'après Covid. Pathé avait le premier lancé le mouvement dans tous ses cinémas lyonnais, commençant ses séances désormais en début d'après-m...

Rétro Paso­lini à l’Ins­ti­tut Lumière : le sexe et la mort

A côté de Mamma Roma, son chef d’œuvre, la rétro Pasolini à l’Institut Lumière permet de revoir les trois volets du projet le plus fou de Pasolini : la Trilogie de la Vie. Une utopie sexuelle débridée, plus sombre qu’il n’y paraît, qui reste une intrusion sans équivalent de la po...