Sortir à Lyon
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Jérôme Niel, le nouveau phéno­mène du one man show

Jérôme Niel, de You tube au one man show.
Jérôme Niel, passé de You tube au One man show.

L’iti­né­raire de Jérôme Niel est jalonné par la gastro­no­mie. Autant dire que quand l’hu­mo­riste aux 1,5 millions d’abon­nés sur Insta­gram s’ap­prête à lancer sa tour­née à Lyon, sur ce point, ça ne rigole pas. « Il est hors de ques­tion que je mange un tacos, c’est dégueu­lasse, et puis les bugnes vous êtes des copieurs, ça vient de Haute-Savoie », martèle celui qui nous faisait hurler de rire sur YouTube en marty­ri­sant des cupcakes il y a presque dix ans. Les sujets sérieux ? Très peu pour lui. « Mon kif premier d’au­teur, c’est de faire des trucs qui viennent du bide, il y a quelque chose d’as­sez viscé­ral, absurde  », décrit-il quand on lui demande ce qu’il a eu envie de racon­ter dans son tout premier spec­tacle. Après avoir joué une cinquan­taine de fois à Paris, Niel – aucun lien – se lance à l’as­saut de la France et de ses grandes salles de plus de 1600 places. Un défi pour l’hu­mo­riste de 37 ans, connu pour les vidéos survol­tées de son visage en gros plan sur les réseaux sociaux « avec des conne­ries qui surgissent de partout » et ses passages sur le petit écran du feu Grand Jour­nal de Canal +. 

Enfant de la télé et du film de genre

« Artis­tique­ment parlant, je ne suis pas sûr de vouloir remplir des salles de 5000 places. Il y a une échelle humaine qui me plaît moins. J’aime bien quand ça trans­pire », confie-t-il. Et pour suer, ça sue. Un spec­tacle de Jérôme Niel, c’est aussi physique qu’un cours de boxe thaï, un genre d’hu­mour à l’usure et un non-sens fina­le­ment raccord avec l’état du monde. « Ma manière à moi de faire des blagues c’est pas telle­ment des situa­tions à la Gad Elma­leh, c’est plutôt que les gens se demandent ce que c’est-ce que ce truc » déclare ce grand gamin bibe­ronné aux Nuls et à Alien de Ridley Scott. Un « enfant de la télé », nourri davan­tage par les films de genre que par la scène, sur laquelle il propose pour­tant un ovni théâ­tral ultra-visuel unique en son genre. Et ça plaît telle­ment qu’une deuxième date est déjà prévue à Lyon en mars 2023. Ça lui laisse le temps de se récon­ci­lier avec les tacos…

Jérôme Niel, one-man-show le samedi 1er octobre à 20h30 à la Bourse du travail, Lyon 3e. De 34 à 40 €.

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